Texte Rencontre Manon Lescaut

Et rien naurais pu empêcher ce coup de foudre. texte rencontre manon lescaut Lextrait commenté va de Javais marqué le temps de mon départ dAmiens. Jusquà et qui a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens. Manon Lescaut, la rencontre, introduction texte rencontre manon lescaut La rencontre de Manon Lescaut Manon, Rencontre, Opéra À la vue de Manon, le personnage devient un autre homme. De plus, lutilisation du passé simple en la rendant plus haletante, entraînent le lecteur et engourdissent 1 Javais marqué le temps de mon départ dAmiens. Hélas! que ne le marquais-je un jour plus tôt! Jaurais porté chez mon père toute mon innocence. La veille même de celui que je devais quitter cette ville, étant à me promener avec mon ami, qui sappelait Tiberge, nous vîmes arriver le coche dArras, et nous le suivîmes jusquà lhôtellerie où ces voitures descendent. Nous navions pas dautre motif que la curiosité. Il en sortit. Je lécoutai avec un air de soumission dont il parut satisfait. Je ne moffensai pas même de lui entendre lâcher quelques railleries sur ma fraternité avec Lescaut et Manon, et sur les petites chapelles dont il supposait, me dit-il, que javais dû faire un grand nombre à Saint-Lazare, puisque je trouvais tant de plaisir à cette pieuse occupation. Mais il lui échappa, malheureusement pour lui et pour moi-même, de me dire que Manon en aurait fait aussi sans doute de fort jolies à lhôpital. Malgré le frémissement que le nom de lhôpital me causa, jeus encore le pouvoir de le prier avec douceur de sexpliquer : Hé! oui, reprit-il, il y a deux mois quelle apprend la sagesse à lhôpital général, et je souhaite quelle en ait tiré autant de profit que vous à Saint-Lazare. Problématique : en quoi cette rencontre est singulière? Une suite de Manon Lescaut et les intentions de labbé Prévost, Revue des Sciences Humaines, t. XXX, 1965, p 51-57. Quant au texte par lui examiné, A. Martin indique Suite de lhistoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut, à Amsterdam, Marc-Michel Rey, M.DCC.LXII, 2 t. In-16 t. III, IV dune édition de Manon Lescaut, Et puis le même titre : Par lauteur de Cleveland, Liège, en vente à Avignon, 1777, 2 v, in-8, sans préciser sil a bien confronté le texte respectif des deux éditions, ni dire celui sur lequel il fonde son analyse : vraisemblablement lédition de 1762. Depuis Régnier, Molière et La Fontaine, on navait jamais vu de plus franche gaieté, de plus vive satire, de plus profonde passion. Je ne passai pas, comme vous pouvez le croire, mon année de noviciat sans me livrer de cruels combats ; vous ne sortiez point de ma mémoire, vous métiez toujours présent, mille songes vous offraient à moi avec toute votre fidélité, et mon réveil me retraçait vos prétendus crimes ; trois mois sétaient passés dans ces agitations violentes ; javais même prié mon oncle laumônier de sinformer auprès de vous à son arrivée. Apparemment que pour lors, tout pénétré encore de mes propres sermons, il jugea que mon repos dépendait entièrement de votre oubli ; il mécrivit quil avait su que vous jouissiez dans votre ménage dune paix parfaite. Je vous avoue que je trouvai à mon tour du plaisir à la troubler ; et ce fut après avoir reçu cette lettre de mon oncle, que je pris le parti, dans un moment de fureur, de vous écrire celle où je vous souhaitais tout le mal possible. Ce quil y a encore de singulier, cest que je noubliais jamais, dans mes instants de ferveur, de demander à Dieu quil accomplît tous les horribles souhaits que jy formais, et quil me soutînt dans ces exécrables sentiments contre vous jusquà la fin de mes vœux P. 39-40. Cette particularité, voulue par lAbbé Prévost, de ne jamais avoir de portrait On remarque que lutilisation de lhyperbole est très fréquente dans ce texte, ce qui a pour effet dexagérer les sentiments et les impressions de Des Grieux durant la rencontre : je me trouvai enflammé tout dun coup jusquau transport, je me suis étonné mille fois, maîtresse de mon coeur, je regardai ce dessin comme un coup mortel pour mes désirs, jemploierai ma vie pour la délivrer de la tyrannie de ses parents, la tendresse infinie quelle minspirait. 31Lhypothèse doit sentendre cum grano salis : cette façon denlever à Prévost la paternité de la Suite est encore une façon de rendre hommage à la puissance dinvention du romancier, comme la bien vu P. Malandain 15. Je demeurai longtemps errant dans Césarée Tite et Bérénice de Racine vivent un amour impossible. Aurélien et Bérénice se rencontrent au début du roman et leur amour semble impossible. texte rencontre manon lescaut 63Cette scène proprement providentielle laisse Tiberge à court darguments, face à un Des Grieux impatient de revoir celle qui lui est ainsi rendue. Il se souvient et donc il va introduire toute une série de commentaires. Bien quil soit jeune, il est désenchanté doù les commentaires : sans doute remarque le penchement au désir et que cest elle qui est responsable de sa perte. Contrairement à limpression trompeuse donnée à première lecture, Des Grieux narrateur intervient à plusieurs reprises, coupant ainsi le fil du récit. Décalage entre lendroit et la femme. Le lieu nest pas des plus romantiques, une rencontre dans une ville de province peu probable. Et pourtant cette rencontre seffectue, en partie par la personnalité et la beauté dune femme qui détonne par rapport au lieu. 10Lorsquil fait la rencontre de Des Grieux et Manon sur la route de Brunswick où il se rend à la rencontre de Paul et Virginie sur la recommandation de Bernardin de Saint-Pierre en personne, Mustel doit apprendre aux deux amoureux que Prévost a mis leur histoire par écrit. Lecteur malgré lui dans ladhésion complice. Des Grieux est un Bien vite, Des Grieux, sollicitant Tiberge et le frère Lescaut, se procure une arme. Il menace le père supérieur pour quon lui ouvre les portes et, dans sa fuite, il doit abattre un portier. Une fois dehors, il se rend à lHôpital et parvient à faire sortir Manon. Sera la mort de lun de ces deux personnages qui délivrera lautre. Le texte est principalement constitué de phrases courtes dont certaines ne contiennent pas de verbes. Cela donne un rythme et donne limpression que ce qui se passe nintéresse pas Aurélien Drôle de superstition l.9 Brune alors, la Bérénice de la tragédie L.17-18. Les quelques longues phrases présentes dans le texte sont descriptives et il y a des accumulations de mots péjoratifs comme le montre grand bougre ravagé, mélancolique, flemmard, avec de yeux de charbon l.22 une impression vague, générale, d ennui et d irritation l.7, au contraire des anciens textes, qui étaient eux, très positifs. Il est dans une attitude dattente, de disponibilité : il doit partir le lendemain et donc se promène oisivement.

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